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LA MISE EN CIRCULATION

Les ateliers monétaires

La principauté de Liège est une juxtaposition de disctrict comtaux. En annexant ceux-ci, l'Etat liégeois hérite de leurs ateliers monétaires.

Au cours de l'histoire de la principauté, on assiste à une centralisation de la frappe et beaucoup d'ateliers ferment l'un après l'autre.

Voici la liste des ateliers en service au XVe siècle :

> Sint-Pieter
Petite commune située au sud-ouest de Maastricht.
> Liège
L'atelier monétaire de Liège était installé dans la maison « Delle Monnaye » située dans la paroisse de Saint-Servais.
> Dinant
> Bouillon
Les princes évêques y font frapper des monnaies en tant que ducs de Bouillon, prétendant que Bouillon est un franc alleu, le monnayage dans le duché n'étant pas soumis aux lois de l'Empire.
> Hasselt
L'atelier le plus utilisé.
>Curange
Succursale de l'atelier de Hasselt, frappe de monnaie de faible valeur.

   
 

Le Wardeur

Avant 1450, le monneyage est organisé par l'échevinat de Liège et tenu par le maître monnayeur et le gardien des coins.

Au milieu du XVe siècle, les choses changent un peu avec la création du métier de wardeur. Le maître monnayeur et le changeur (le wardeur, éwarden, irvadin, gardien) sont nommés pour la durée de la fabrication d'une nouvelle monnaie et prêtent serment dans les mains de l'évêque ou de son chancelier.

Le wardeur est chargé de contrôler la conformité des coins et fait rapport à la Chambre des Comptes via les essais généraux. Il tient un regsitre détaillé de la fabrication et inspecte les balances et poids.

Les coins sont tenus dans un coffre à deux clefs, l'une pour lui, l'autre pour l'échevinage.

     
 
 
     
 
 
Les essais généraux

Le wardeur possède une boîte ferrée dont il détient une clé, le prince la seconde. Cette boîte est munie d'une ouverture (principe de la tirelire). Pour chaque nouvelle monnaie, le wardeur se rend à l'atelier où il prélève une pièce. Il l'enveloppe dans un papier indiquant la quantité monnayée et la date de fabrication. Le tout est glissé dans la boîte ferrée.

Régulièrement, la boîte est ouverte en présence des délégués du prince, du chapitre et des échevins. Le wardeur prend quelques pièces au hasard qu'il pèse et mesure.

Si le résultat s'avére conforme à l'ordonnance d'émission, la monnaie est approuvée. Si une différence apparaît, la production est mise au rebut et refondue.

Une fois la quantité de pièces ordonnée est atteinte, la nouvelle monnaie est mise en circulation.