Vous êtes ici : Le 15ème siècle > Figures > Les moines   <<< Retour  

Jean de Stavelot
Stavelot 1388 - Liège 1449
Copiste et enlumineur, il reçoit, jeune homme, une formation intellectuelle à l'abbaye bénédictine de Saint-Laurent à Liège. C'est là qu'il est ordonné prêtre en 1414. Il y meurt en 1449, toujours membre de la communauté. Il se consacra essentiellement à la copie de manuscrits dont il orna quelques-uns de remarquables dessins à la plume. Il rédigea une suite à la "Chronique" de Jean d'Outremeuse. En 1432, il paraphrasa la "Vita" de saint Benoît en appliquant la méthode typologique, telle qu'elle est utilisée dans la concordance de l'Ancien et du Nouveau
 
 

Testament, témoignant ainsi d'une grande originalité (Chantilly, Mus. Condé, mss. 738, 1401). En outre, il apporta une contribution personnelle à des textes plus conventionnels, tel le "Speculum Humanae Salvationis", copié en 1428, en étendant les références typologiques aux prophètes et aux évangélistes (Bruxelles, B.R., ms. 9332-46). Il a enluminé ces deux manuscrits typologiques de dessins à la plume de style archaïsant. Comme il s'agit de textes historiques et, de plus, destinés à une communauté monastique et non pas à un public bourgeois, il n'est pas du tout exclu qu'il ait choisi volontairement ce style archaïsant.

 
L'abbaye bénédictine de Saint-Laurent au XVIIIème siècle, gravure de Saumery.
 

Zantfliet
13?? - 1461

Corneille Menghers de Zantfliet, moine de Saint-Jacques, puis doyen de Stavelot, termine sa "Chronique", qui s'étend du commencement du monde à 1461. Cet ouvrage devient original à partir de 1421, quand Zantfliet se base sur ses renseignements personnels et nous fournit ses propres détails.

De par sa fonction monastique, Zantfliet ne s'embarasse pas des déformations politiques. Sa lecture est donc plus "épurée" et objective qu'un chroniqueur partisan.

 

L'Abbaye de Saint-Jacques à Liège

Extrait de la carte gravée de Julius Milheuser , 1649 (publiée par Blaeu)
   
     

Crédit photo © Abbaye de Stavelot