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Jean de Heinsberg
1396 - 1455


Dessin© Heraldiq
ue europeenne

Affiliation : EGLISE
Origines : liégeoises
Périodes : 1er et 2ème quarts


Position sociale
Prince-évêque de Liège
de 1419 à 1454

Carte d'identité
Politicien avisé, intelligent

Son influence à Liège
Elle sera énorme. Il apportera de profonds changements politiques dans la cité.
 

Né en 1396. Archidiacre de Hesbaye. Elu le 16 juin 1419 à 23 ans et confirmé le 10 septembre 1419 par le pape Martin V (1417-1431), Jean de Heinsberg nous est connu de pars son nouveau règlement.

« Dans la cité, sa franchise et sa banlieue, il y avait, à cette époque, une grande quantité de jeunes gens et d'autres dissolus qui avaient petite crainte des justices, des juges et des autres supérieurs; par leur vie dissolue étaient arrivés de grands et horribles excès tels que de tuer hommes ou les blesser, de ravir ou enlever des femmes, de porter des coups de couteaux, de mépriser les supérieurs. »


  Le prince, pour mettre un terme à ces excès, se concerta avec les bourgmestres et les conseillers communaux et porta, d'accord avec eux, un règlement sur ces matières, au mois de février 1422. Par ce règlement, il est défendu de porter des armes dans la cité, sauf quelques exceptions; il est défendu « de tenir femme gagnant communément argent à son corps, de jouer avec de faux dés, de briser quarantaines ou trèves prises par bonnes gens du consentement des parties, de ravir femme mariée, veuve, fille » de tuer ou blesser quelqu'un, de prendre les biens d'autrui. ( V. BORMANS , Recueil, p. 232.)

     

L'ambition et l'intérêt n'avaient cessé d'abuser des règlements portés pour l'administration de la cité et ces abus n'avaient cessé de provoquer des plaintes.

Jean de Heinsberg, de concert avec le chapitre, les bourgmestres, les échevins, les conseillers communaux et les métiers, porta, le 16 juillet 1424, un nouveau règlement, qui avait été préparé par trente-deux commissaires; dix de ces commissaires avaient été nommés par le prince, six par le chapitre et seize par les vinâves ou quartiers.
La cité, dit-il dans le préambule, a assez petit nom de bon gouvernement et il importe à son honneur et à son bien-être d'obvier aux abus. Le règlement renferme un grand nombre de dispositions; nous en donnons ici les principales : les clercs, les avocats, les procureurs près la Cour de l'Official et celles des archidiacres se conformeront à la paix des seize (28 août 1403), à la modification des statuts d'Adolphe de Lamarck (3 avril 1405).

   L'église étant une maison de prière et de paix, celui qui y commettra des actes de violence, sera soit banni soit puni par une amende.

 

 

Comme, selon le commun proverbe, pauvre homme en sa maison roi est, quiconque entrera de force dans la maison d'un bourgeois située dans la cité, franchise et banlieue, mouvant de la loi de Liège et y fera force, plaie ouverte ou plus grand délit, pourra être l'objet de plaintes et il sera puni à un voyage d'Outre-Mer; si la victime ne veut ou ne peut porter plainte, la loi et la franchise, c'est-à-dire, le maïeur, les échevins, les bourgmestres et quatorze conseillers, agiront d'office; s'ils ne le font point, les commissaires du vinâve le feront.

   Trois fois par année, on fera une enquête contre bourgeois, gens de male fame et autres qui n'ont ni biens, ni rentes, qui ne vivent que dans les tavernes, qui sont joueurs de faux dés, manecheurs, défieurs, et harbaleurs de gens pour argent ou autrement. Cette enquête sera faite par loi et franchise ; et, à leur défaut, par les commissaires des vinâves.

   Le prince, s'il veut nommer des échevins à son Conseil privé, ne pourra y nommer que deux échevins et le maïeur, afin que la Cour des échevins reste d'autant plus indépendante.


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