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M J. Demartesu est l'auteur d'un travail intitulé Les six cents Franchimontois dans Les Conférences de la Société d'art et d'histoire de Liège, 5e série (1892), dont je m'écarte sur quelques points; v. aussi Gobert, t. I, p. 549; G. Ruhl, L'ezpédition des Franchimontois à Sainte -Walburge dans BSAHL, t. IX 1895.

(3) V. Gobert, t. I, p 487. Cet auteur se trompe d'ailleurs quand il écrit: « Falkonpire ne peut avoir d'autre interprétation que faucon de pierre. C'est évidemment d'une enseigne, un faucon de pierre, distinguant jadis une maison de la localité, que celle-ci aura tenu son nom, comme cette autre dite Falconpré. » Falconpire signifie en réalité la même chose que : La roche aux faucons, et exprime par là, d'une manière saisissante et pittoresque, l'aspect qu'avaient alors les lieux.

(4) J. Demarteau, p. 89 : « Ni la grand'route qui longe à précent les remparts de Hocheporte et des Anglais, ni la rectification du Fond-Pirette n'existaient alors, ni la houillére de Sainte-Walburge n'avait comblé des déchets de son exploitation le val aujourd'hui nommé Fond-Pirette. Ce fond s'ouvrait donc comme un véritable abîme.

(5) Nos sources sont d'accord sur cet itinéraire, le seul possible dans l'occurence.
« Fixivit Goes de Strailhe par valles montium - -- et pervenit a retro usque ad tentoria ducis. » Adrien, p. 215.

 

« Per valles et terrarum devia pervenerunt usque ad tentoria ducis ». Jean de Looz, p. 6o.
« Per vineas et quaedam invia satis aspera loca sibi nota, hostibus vero incognita ». Thomas Basin, t. Il, p. 200.
« Par un grand creux de rocher assez près de la maison de ces deux princes (Charles et Louis Xl). » Comines, t. I, p. 159.
« Par voies secrétes et couvertes en prenant bien lon tour arrière », Havnin, t. Il, p. 76.

(6) Le chiffre traditionnel est celui de 6oo, qu'a rendu classique en quelque sorte l'autorité de Comines, t. I, p. 158; de même Wavrin, Il, 387. Adrien, p. 215, et Jean de Looz, p. 6o, parlent de 3oo; Thierry Pauwels dit 3oo à 400, (quadraginti (lisez quadringenti) vel quingenti) et non 3o à 40 comme la lui font dire erronément la plupart des historiens; Basin, t. Il, p. 200, dit 400. Si Onofrio, p. 172, suivi par Ange de Viterbe, parle de quelques milliers, c'est qu'il pense aux Liégeois qui devaient coopérer à la sortie du côté de Sainte-Walburge, et que Thomas Basin, lui aussi, évalue à 4.000.

(7) Sur ce point, nous avons le témoignage formel de Comines, t. I, pp. 158-159, qui ne se laisse pas écarter par les raisonnements de M. J. Demarteau, et qui est d'ailleurs singuliérement confirmé par deux passages d'Adrien, p. 210 et 212, où l'on voit les Franchimontois, appelés par la Cité, entrer à Liège vers le 20 octobre et participer au coup de main de Jean de Wilde le 26.

     

(8) Jean de Looz, p. 6o, dit expressément que la sortie eut lieu par la porte Sainte-Marguerite, et ce renseignement, que nos autres sources n'ont point pensé à nous conserver, ne saurait avoir été inventé, car où puisé, s'il n'était authentique? La porte Sainte-Marguerite était la seule possible; par Hocheporte, on aurait été aperçu du camp bourguignon avant de pénétrer dans le Fond-Pirette; par Sainte-Walburge, on se serait heurté d'emblée aux sentinelles et aux avant-postes de l'ennemi. Dire avec Comines, t. I, pp. 159 et 160, que les Liégeois sortirent par les brèches de leurs murailles, c'est de la rhétorique : un pareil itinéraire ne laissait pas d'être difficile, et on se demande pourquoi les Liégeois auraient voulu gravir des tas de pierres ou des murs ruinés pour sortir, alors qu'ils avaient des portes qui restaient libres. Quant à l'itinéraire que fait suivre à nos héros Bovy, Promenades historiques au pays de Liège, t. I, p. 29, il suffit de faire remarquer que cet auteur, qui n'est pas historien, a confondu le coup de main de Jean de Wilde avec celui de Gossuin de Streel.(9) Masilles, dans BCRH, t. 111 (1840), p. 32.

(9) Masilles, dans BCRH, t. 111 (1840), p. 32.

(10) « Cheste nuit, le sieur de Gapannes fasoit les acoutes, mais onques ne luy ne ses gens ne seurte ne ne s'aperchurte en riens de leur venue.. » Haynin, t. Il, p. 77.

(11) Comines, t. I, p. 161, dit que ces archers étaient au-dessus de la

 

chambre du duc; c'est évidemment au--dessous qu'il aura voulu écrire, et je me conforme ici à l'interprétation de Henrard, p. 90.

(12) On a redit, toujours sur la foi de Comines, t. I, p. 162, que tous furent tués. Mais nous savons le contraire par les autres sources. Adrien écrit, p. 215 : multi eorum fuerunt occisi, alii evaserunt. Onofrio dit, p. 173 : Leodienses passim incolumes in civitatem se receperunt. Selon Haynin, t. Il, p. 77, dans un passage d'ailleurs corrompu, il n'aurait péri que 14 hommes. Nous retrouvons Gossuin de Streel dans les derniers combats du lendemain, et ce n'est pas cet homme intrépide qui aurait laissé massacrer tous ses hommes sans partager leur sort.

(13) Adrien, p. 216, accuse les chefs (capitanei) de cette expédition d'avoir fui la ville avec armes et bagages après s'ètre gorgés dans les tavernes, en abandonnant à la vengeance des Bourguignons les innocents qui payèrent pour eux. Il ajoute plus loin, p. 217 : Proh dolor! tantum homicidae pro majori porte fugerunt et cives ac simplices trucidati sunt et capti et abducti. Cette accusation est inique, particulièrement en ce qui concerne Gossuin de Streel et Vincent de Buren, qui combattaient encore le lendemain dans le quartier de l'île, et elle pèche d'ailleurs par une grande invraisemblance interne, comme il est facile de le démontrer.

(14) De Gerlache, p. 233.