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Cet article tendait à faire régner une solidarité entre compagnons, solidarité qui devait permettre au métier de garder l'estime des bourgeois de la Cité. Le consommateur était également protégé lorsqu'il commandait un ouvrage.
Celui qui s'était engagé à livrer un ouvrage à telle date convenue devait tenir fidèlement ses engagements, sinon après un délai de trois jours sans nouvelles, le client pouvait faire achever l'ouvrage par d'autres.

Voici encore un article commun à de nombreux métiers et qui réglait le savoir-vivre des compagnons en assemblée : «De la tenue des Assemblées : on frappera d'amende quiconque, en séance, frappera, mais sans dague et sans couteau tiré. Ceux qui useront d'armes relèveront des tribunaux criminels ordinaires».
Le métier avait sa maison en Feronstrée au numéro 7. Elle était appelée Maison de la Couronne d'Or.

Les soyeurs étaient les scieurs en long et il ne faut pas les confondre avec les charpentiers et les mairniers (marchands de bois). II y eut d'ailleurs des conflits entre les soyeurs et les mairniers vu la complémentarité de leurs activités.

La patronne du métier était la Vierge Marie et en son honneur, les compagnons chômaient, cette fois volontairement, le samedi après-midi. La fête de la Visitation était également importante pour eux : les compagnons s'y rendaient en cortège avec un cierge en hommage à leur patronne. Chose amusante : c'est au cours de cette cérémonie qu'étaient distribués les bénéfices excédents du métier.
Les soyeurs ne pouvaient pas se liguer pour refuser de travailler avec les mairniers - ce qui aurait bloqué le trafic du bois - les ecclésiastiques et les particuliers. Ils ne pouvaient non plus travailler en dessous du prix convenu car, dit le règlement, «ce faisant, ils auraient fait hausser artificiellement le prix de la vie».



 

© J.Maréchal - Pixures
 
© J.Maréchal - Pixures