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Les mairniers eurent déjà des conflits avec les soyeurs qui avaient amené des grèves de part et d'autres provoquant l'arrêt momentané du commerce du bois. Ils eurent aussi des conflits avec les naiveurs qui se plaignaient de ne pouvoir hâler les bateaux à cause de l'encombrement des quais. Imaginez, en effet, la colère des naiveurs qui avaient déjà la tâche difficile. Et pourtant, il était tout aussi difficile aux mairniers de trouver un endroit présentant autant d'avantages pour leurs activités que le rivage de la Meuse.
Le procès eut lieu inévitablement et son issue laissa une suite favorable aux naiveurs qui obtinrent des mairniers qu'ils laissent un espace d'environ 5 mètres de largeur pour permettre le halage des bateaux.
Les tas de bois étaient également propices à la concurrence déloyale aussi le règlement prévoyait-il qu'il était «interdit de héler et de faire signe au client pour l'attirer derrière les staux, barrières ou portes d'autres confrères».

C'est le moins favorisé (celui qui possédait la petite rate) qui devait lorsqu'il possédait plusieurs ouvriers, en prêter à un maître jouissant de la grande rate au cas où celui-ci en aurait un besoin momentané et urgent.
Afin d'éviter un accaparement, il était défendu de se porter au-devant des marchands qui débarquaient leurs marchandises et une fois celles-ci

Venant de la Haute Meuse ou de l'Ourthe, les bois de construction étaient débarqués sur le rivage actuellement appelé quai Sur Meuse et situé entre la passerelle et le pont des Arches. Les ouvriers recevaient ainsi le bois brut et étaient chargés de le dégrossir. Cette tâche avait ses spécialistes : des scieurs, des quareurs, des faiseurs de lattes, des haveurs. C'est le maître mairnier celui qui possédait la grande Rate qui vendait le bois ainsi débité ainsi que le stipule le règlement du métier : «Seuls les membres de ce métier pourront vendre denrées de bois soit rond, soit fendu, cependant tout Ecclésiastique ou bourgeois, possédant bois et forêts pourra vendre son bois. Il en est de même pour ceux qui possèdent un domaine par héritage, donation ou autre contrat, exception faite pour l'achat».
La difficulté principale du métier était constituée par leur lieu de travail. Coincés entre l'eau et les habitations, les mairniers occupaient le quai pour tout leur commerce : le déchargement des bois, son dégrossissage et sa vente.



 
débarquées, les compagnons devaient tous payer le même prix pour la même part de bois.
La maison du métier se trouvait place du Marché au XVème siècle mais le local fut déménagé en Mairnierue près de la rue Chéravoie jusqu'à la suppression du métier en 1684.