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  d'aller convoquer chacun, ainsi qu'il a été dit ci-dessus». Les obligations professionnelles étaient tout aussi sévères que pour la plupart des métiers d'autant plus que les charpentiers devaient accomplir un chef-d'œuvre selon leur spécialité.
Les scriniers et menuisiers devaient faire un buffet. Plus tard, ce fut une garde-robe. Les charpentiers devaient réaliser un escalier avec une rampe tandis que les entretailleurs de bois (sculpteurs sur bois) devaient faire un crucifix ou une Vierge Marie. Comme pour les autres métiers, les charpentiers devaient faire leur chef-d'œuvre sous contrôle permanent mais eux devaient appeler les examinateurs trois fois : une fois quand ils avaient tous les matériaux, une seconde fois quand l'ouvrage était achevé à demi et la troisième fois, pour la conclusion.

L'accomplissement d'un chef-d'œuvre n'empêcha pas certains artisans de réaliser des pièces sans être apprentis, ce qui fit baisser la qualité du travail. Le métier dut également intervenir à cause des prix bradés que pratiquaient les ouvriers étrangers. On connaissait donc déjà ce phénomène économique à l'époque. Les compagnons du métier affirmaient que les ouvriers étrangers bradaient les prix et exerçaient de la sorte une concurrence déloyale aussi un édit
Dans ce métier on découvrait une étonnante variété d'artisans : les fabricants de meubles, les entretailleurs de bois ou sculpteurs, les constructeurs de barques et bateaux, les luthiers, les faiseurs d'orgues et d'épinettes.
Saint Joseph, patron des charpentiers. Les offices avaient énormément d'importance parmi les vieux métiers. Voici un extrait de règlement qui en dit long sur le sujet : «Tout charpentier paiera annuellement cinq aidans, pour participer aux frais de luminaire, le jour de la fête du patron du métier. Ce jour sera chômé comme un dimanche. Ceux qui auront été malades ou se seront trouvés à l'étranger devront faire admettre leur excuse dans un délai de huitaine. Tout charpentier versera 5 pattars pour en couvrir les frais et s'il y a du boni, celui-ci sera réparti entre les charpentiers nécessiteux.
La veille de ces solennités, on ne pourra travailler que de 8 heures du matin à midi, afin de permettre aux Gouverneurs et aux Maîtres de Saint Joseph, de faire leur tour, c'est-à-dire
     

 
intervint-il : «Les ouvriers étrangers ne pourront travailler en la Cité que s'ils y habitent effectivement et s'ils paient leurs feux de garde comme les autres bourgeois. Tout ouvrage introduit par un colporteur étranger sera confisqué».
Un charpentier = 1/2 armurier.
Les travailleurs du bois dépendant du métier des charpentiers pouvaient aussi travailler la partie boisée des armes, tandis que les faiseurs de canons dépendaient eux du métier des fèvres.
 
© J.Maréchal - Pixures
© J.Maréchal - Pixures