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  Ceux-ci fabriquaient et vendaient les pots de terre, tuyaux, barils, vases, possons, bouteilles, hanaps, gobelets, palettes, vases de nuit, tirelire dites esparginats, cloches et toutes sortes de poteries.
Les membres de la fausse teinture comprenaient les personnes s'occupant de teindre (de petite teinture ou de fausse couleur) les draps de laine, chapeaux, feutres, toiles, toilettes ou fils et de vendre les produits servant à cette teinture comme noix de galle, couperose, potasse, vert de gris, bois de Brésil. Une pareille richesse d'activités provoqua évidemment des conflits : avec les drapiers, les tisserands et les merciers. II paraîtrait cependant que ces procès ne furent pas aussi retentissants que ceux des autres métiers.Le colportage était autorisé mais réglementé. Les étrangers qui venaient à la Cité pour vendre leurs marchandises ne pouvaient y rester qu'une seule nuit ! Voici maintenant une autre disposition qui montre à quel point les contrôles étaient sévères : «Les Rewards pourront pénétrer en tout temps en maison, boutique, caves de gens du métier, de même en houtreaux de fosses et huileries, maisons des dits huileurs, bateaux, nefs marchandes, nacelles, parmi les rues et en tous lieux.
Maintenant que l'on a une vue plus large des métiers, on ne s'étonnera plus de voir que les chandelons et les floqueniers eurent beaucoup de démêlés avec les autres métiers.
Rien d'étonnant à cela quand on lit le nombre d'activités qui réunissaient les compagnons de ce métier : les fabricants et marchands de chandelles et de torches de cire et de suif servant aux houillères, aux établis; les propriétaires de pressoirs servant à la fabrication de l'huile et la moutarde; les marchands de savon, huile, moutarde, goudron, ramons, brocalles, produits de teintures et les teinturiers; les marchands de flocons, tapissiers, chapeliers de feutre, fabricants de moutonnes, tisseurs et marchands de couvertures, matelas et traversins, oreillers, tirtaines, plumes de lits, coussins, toutes espèces de draps de laines où se trouvent des chaînes ou fuis d'esse, poils, noppe des retondeurs enfin les potiers de terre.
     

 
Ils pourront rompre une chandelle ou plusieurs, visiter et regarder si elles sont comme il appartient et sils le jugent colengables, les emporter avec eux, pour, le lendemain les remesurer, repeser et visiter en présence de la Partie et Officier dudit métier».

 
 
Photos © J.Maréchal - Pixures